samedi 8 février 2014

113 minutes d'esclave

Je vous avais déjà parlé de ce film il y a six mois, souvenez-vous. A l'époque il n'avait pas encore remporté le Golden Globe du meilleur film dramatique et n'était pas favori pour les Oscars et pourtant...
Tout d'abord, il est important de rappeler que 12 Years a Slave est avant tout un film sur la condition d'esclave et pas sur la traite négrière. Ce n'est donc pas un film historique au sens propre du terme, il s’agît d'un film que l'on pourrait plutôt qualifier "d'intimiste". Le long-métrage de Steve McQueen nous raconte donc les mésaventures de Solomon Northup, interprété par l'acteur britannique Chiwetel Ejiofor, un afro-américain violoniste né libre dans l'Etat de New York qui fut drogué, kidnappé et revendu à un maître esclavagiste dans l'Etat de Lousiane en 1841.
Il est difficile de douter du talent de cinéaste que possède Steve McQueen au vu de ses deux premiers long-métrages, Hunger et Shame. Tournant tout deux autour de la thématique du corps, thème qu'il semble affectionner tout particulièrement.
Ce corps qui se meurt à cause de la grève de la faim de Bobby Sands dans Hunger, et ce "corps-prédateur" qui se déteste pour le héros de Shame, interprété encore une fois par Michael Fassbender.
L'idée d'adapter Twelve Years a Slave, l'autobiographie d'un "esclave" noir au XIXe siècle, apparaît donc tout à fait logique dans le cheminement artistique de l'auteur. Puisqu'il pourra traiter de son thème favori à travers un nouvel angle, celui de l'homme que l'on prive de liberté, de son humanité. Réduit à l'état d'objet.
Je préfère vous prévenir tout de suite, 12 Years a Slave est un film lent, un peu comme pour représenter ce long calvaire qu'a connu Solomon durant cette douzaine d'années, qu'on ne voit paradoxalement pas passer.
Au début Solomon refuse de se soumettre, en criant sa véritable identité en lieu et place de patronyme d'esclave : Platt. Mais on lui fait très vite comprendre qu'il n'est plus un homme. Toute une partie d'une partie du film a pour problématique cette transition de l'état d'homme à celui de sous-homme.
Au-delà de la question d'esclavage, le film fait aussi état du racisme culturelle et institutionnel qui régnait à cette époque dans cette Amérique pré-guerre civile. Où l'ont peut réduire un homme libre à l'état d'objet car il n'est au final qu'un "nègre". Que son maître peut fouetter autant de fois qu'il le souhaite. C'est la réalité de l'époque et d'ailleurs une loi biblique que tend à dénoncer de manière un peu subtile le réalisateur à travers le personnage du bourreau de Solomon : Edwin Epps.
Campé par un Michael Fassbender en grande forme comme à son habitude, ce personnage est l'exemple symptomatique d'une homme rendu fou par un système qui le pousse à l'horreur. Portant en lui une haine viscérale envers ses esclaves, il se surprend à tomber amoureux de l'une d'entre elles, celle qui se démène le plus dans sa plantation de coton. A ce titre, on peut aisément faire un parallèle assez simple avec un des personnages de La Liste Schindler de Spielberg (adapté lui aussi d'une histoire vraie) : Amon Göth, interprété par Ralph Fiennes. Tortionnaire nazi du camp de travail de Płaszów qui tombe amoureux contre son gré de sa servante juive et qui se met à la battre dans une scène d'une rare violence psychologique. Steve Macqueen nous sert un peu le même plat dans 12 Years a Slave à la différence que son personnage est animé par une autre idéologie, le christianisme "radicale" qui au final n'est qu'un racisme camouflé. Puisqu'il décrit ses esclaves comme des païens qui lui apportent la malédiction, lorsque son champ de coton se montre moins fructueux. Il est aussi "émasculé" par sa femme, qui lui dicte sa conduite en lui montrant notamment comment traiter ses "nègres".
Le plus souvent en les fouettant, comme les Evangiles le préconise. Cette violence physique n'est absolument délaissé dans le film, elle en est même le point centrale. En atteste les deux scènes les plus marquantes du long-métrage, que je prends bien soin ici de ne pas vous révéler. Mais qui sont traitées avec naturalisme à couper le souffle. Et c'est l'cas de le dire.
Au-delà de la torture physique, Edwin exerce aussi une torture mentale sur ses esclaves. Comme par
exemple le fait de les réveiller au milieu de la nuit pour les forcer à danser. Ces éléments de vie quotidienne sont censés représenter ce qu'a vécu Solomon durant ces douze années. Cependant, malgré tout les efforts fait dans ce sens, on peine à croire à la fin qu'on vient d’assister à un calvaire qui a duré douze ans. Ça pénalise  le rythme, mais ne rend pas le film lassant pour autant.
La fin quant à elle, arrive un peu comme un chien dans un jeu d'quilles. Et n'est pas très intéressante même si elle se veut larmoyante.
A travers tous ces aspects 12 Years a Slave, et de part sa réalisation, prend bien soin d'analyser et de présenter de manière intéressante la relation maître/esclave, qu'elle soit bonne ou mauvaise d'ailleurs. En témoigne la présence de Benedict Cumberbatch qui interprète maître esclavagiste tiraillé entre son esprit humaniste et ses responsabilités de cultivateur du sud des Etats-Unis. Car à l'époque c'était souvent pour des raisons économiques que les cultivateurs sudistes prenaient des esclaves et non pas pur cruauté chrétienne. Parfois trop analytique et pas assez cinématographique, ce qui est peut-être son seul défaut, 12 Years a Slave peine à se trouver un identité. Même s'il multiplie des scènes marquantes, on sent qu'il manque quelque chose. Le montage "hollywoodien" n'aide pas et le fait qu'il s'agisse d'une adaptation non plus, surtout pour un jeune réalisateur. Ce film c'est un peu comme l'album prometteur d'un prodige du rap foiré par des prods trop commerciales, en fait ce film c'est good kid, M.A.A.d City.
En définitive au-delà de la question d'esclavage le long métrage ne nous raconte pas "une histoire" mais traite surtout du racisme et des inégalités entre les hommes, et c'est peut-être en ça qu'il est réussi.

samedi 11 janvier 2014
   Que ce soit sur Fifa, Call Of Duty ou encore Street Fighter le multijoueur est partout. Si bien qu'aujourd'hui il est devenu est argument prépondérant à l'achat de tel ou tel titre. A tel point que des jeux qui n'en possédait pas jusqu'alors ont décidé de l'intégrer avec plus ou moins de réussite, il faut le dire. En atteste le dernier Batman ou encore God Of War Ascension. Qu'il soit en ligne ou en local, le multijoueur a donc pris une place très importante dans le paysage vidéo-ludique actuel, et surplombe les autres aspects pourtant très prisés, comme l'IA. Car au regard des ventes, le multijoueur se révèle bien plus importants que les graphismes, le scénario ou encore la durée de vie, même il est étroitement lié à cette dernière au final. Mais pour comprendre pourquoi le multijoueur marche autant. Il faut revenir à la genèse du jeu vidéo. Au temps où les gigas actuels n'était que quelques kilos.
Revenons donc aux origines, car en cherchant on se rend compte que la culture du multijoueur était déjà présente depuis le tout début du jeu vidéo.
Bien qu'il n'était pas réellement multijoueur le premier jeu vidéo crée en 1952 était l'adaptation d'un jeu très populaire qui lui l'était, le morpion. Il s'agissait donc d'OXO, jeu dans lequel l'utilisateur devait réussir à "aligner" le même signe sur trois case afin de battre l'ordinateur. Mais le premier jeu multijoueur fut véritablement Tennis For Two du physicien américain William Higinbotham, qui l'avait conçut en 1958 pour distraire les visiteurs de son laboratoire. 
Mais comme chacun sait, c'est bien évidemment Pong en 1972 qui a démocratisé le jeu vidéo à l'échelle mondiale, grâce notamment aux bornes d'arcades mais aussi grâce à cette notion de duel, d'affrontement. Se mesurer à quelqu'un pour tester sa force, sa stratégie, son acuité. 
Avançons jusqu'en 1992 lorsque le monde découvrait enfin la Super Nintendo, ainsi qu'un de ses jeux phares: Super Mario Kart. Ce jeu de course qui pouvait se jouer à deux en écran splitté dans l'univers du plombier moustachu fut un véritable carton si bien que le huitième épisode de cette série très lucrative est programmé pour une sortie en fin d'année 2014. Là encore la composante multijoueur y est pour beaucoup dans le succès du titre. Le système de malus/bonus qui permet d'embêter ses adversaires directs ou indirects est tout bonnement génial, car jusqu'à la dernière seconde le suspens restait entier. Fort de ce succès (xxx millions de ventes mondiales), Nintendo a su prendre les devant dans le domaine du multijoueur local, car cinq ans plus tard le studio Rare pondit le célébrissime Goldeneye 007. Il s'agît d'un jeu de tir à la première personne (FPS) en vue subjective dans lequel le joueur doit effectuer tel ou tel mission le plus souvent en tirant sur des ennemis. Mais ce qui lui a valu ses lettres de noblesse c'est bien évidemment le mode multijoueur à quatre en écran splitté. Et comme vous pouvez vous en douter grâce à la force de la licence, le succès fut immédiat.
Je n'vous parlerai pas de Pokémon même si là encore c'est un exemple flagrant le maîtrise de Nintendo en matière et de RPG et de multijoueur local. Ni même de Bomberman.
N'oublions pas non plus que les jeux qui proposent du multijoueur en écran partagé sont de véritables prouesses techniques, puisqu'on multiplie parfois jusqu'à 4 les calculs demandés habituellement à la console.
Pour pallier à cela on a vu au début des années 2000 l’avènement d'Internet et avec cela de nouvelles possibilité qui s'offraient au jeu vidéo. Il ne le savait pas mais l'écran splitté vivait ses derniers instants avec la sixième génération de console qu'étaient la GameCube, la PS2 et la Dreamcast. 
Cette dernière possédait une prise téléphonique 56k pour le jeu en ligne, la plateforme a d'ailleurs vu naître le premier MMO-console : Phantasy Star Online. La PS2 quant à elle possédait un adaptateur (en option) qui lui permettait d'être relié par Ethernet à un modem. C'était en quelque sorte les balbutiements de ce qui sera le PSN. Mais de l'autre côté du pacifique une multinationale ayant fait fortune dans l'informatique va très vite bouleverser cette écosystème, j'ai bien sûr nommé Microsoft. Qui avec sa Xbox, sortie le 15 novembre 2001 au Etats-Unis, va poser les standards du jeu en ligne sur console. Et c'est ainsi que le 15 novembre 2002 fut lancée la première version du Xbox Live. 



Mais le Xbox Live et multijoueur d'une manière général a vraiment pris de l'ampleur avec la septième génération de console que sont la PS3 et Xbox 360. L'un gratuit et l'autre payant. Deux philosophies qui s'affrontent encore aujourd'hui.
Bien qu'il ait de nombreux détracteurs, Call Of Duty se vend par paquet chaque année et ce n'est absolument pas grâce à son "spectaculaire" solo, qui dure 6 heures (montre en main), mais grâce à la communauté de son mode multijoueur. Communauté qui était déjà présente sur Call Of Duty 2 mais qui s'est considérablement agrandie avec le quatrième épisode : Morden Warfare. Oui, celui où on pouvait buter des moustachus musulmans. Au delà de l'aspect idéologique douteux que l'on peut imputer à l'éditeur Activision, force est de constater que la machine qu'est le multijoueur de COD a été agréablement bien huilé par les développeurs d'Infinity Ward. Car là où un Counter-Strike par exemple ne reposait uniquement que sur le skill pur, le soft d'Activision lui, intègre des mécaniques de RPG; pour faire simple c'est un système de récompense en fonction de la manière dont le joueur joue. Ajouté à cela le challenge de se confronter à des adversaires humains venants du monde entier et non à une IA mal programmé, et le tour est joué. 
On peut appliquer là même recette à Fifa qui portait déjà en lui un aspect multijoueur depuis des années du fait du côté très stratégique et compétitif du titre, mais y ajouter un système de Trading Card Game en ligne fidélise encore plus la clientèle. Et pouf, ça donne : Fifa Ultimate Team, qui devient le mode de jeu le plus joué du soft. Au regard de tout ça on se rend compte que le jeu devient véritablement ludique lorsqu'il est joué à plusieurs. 


















Les choses pourrait encore évoluer avec la next-gen, puisqu'à présent sur PS4 il est possible de transporter ses sauvegardes grâce au cloud (PS Plus) et ainsi avoir ses propres configurations de manette lorsqu'on se déplace chez ses amis. Le champ des possibles est infini. Qui sait quelle innovation de gameplay naîtra demain dans la tête d'un développeur ? 
Imaginons une sorte de "Skylanders-Pokemon" dans lequel des petites créatures seraient stockés dans les manettes à la manière d'un Playroom par exemple. Les innovations technologiques aident à la créativité. L'époque du "tout pour le graphisme" est révolue. Les révolutions de demain seront plus subtiles que jadis.
On est donc en droit de se demander si le multijoueur en ligne n'est finalement pas la plus grande avancée technique depuis la 3D ? Car encore une fois c'est cette dynamique qui a très souvent dictée les volumes de ventes colossaux sur cette septième génération de console. Que ce soit Halo, COD ou Fifa l'équation reste la même.
Bien que l'Oculus Rift semble être la révolution du moment, d'autres manières inédites de jouer verront le jour par la suite et connaîtront un succès certain qui pourrait bien changer la vie du gamer lambda. (cf Playstation Now). A ne pas oublier aussi l'intérêt soudain que portent les constructeurs au free-to-play comme Warframe chez Sony par exemple.
Microsoft n'est pas en reste puisqu'ils comptent beaucoup sur leur exclu du premier semestre 2014 : Titanfall, titre clairement porté vers le multijoueur développé par Respawn Entertainement, les anciens d'Infinity Ward.
La grande bataille de cette nouvelle génération est donc définitivement lancée. 

mardi 16 juillet 2013

12 Years A Slave

Cette nuit est sorti le premier trailer du prochain film de Steve McQueen, pas le babtou, nan. Le négro qui fait des films chelous avec Michael Fassbender. Pour le coup notre talentueux rouquin ne tient pas le rôle titre dans cette adaptation de l'histoire vraie de Solomon Northup, violoniste afro-américain né libre dans l'Etat de New York puis kidnappé et revendu en 1841 à une plantation de coton en Louisiane. Homme libre réduit à la condition d'esclave Solomon va devoir affronter un maître cruel campé par le génialissime Michael Fassbender. Solomon sera quant à lui interprété par Chiwetel Ejiofor (Children Of Men, American Gangster, Dirty Little Tings), ils seront accompagné à l'écran par la trop rare Alfre Woodard, Paul Giamatti, Brad Pitt, Benedict Cumberbatch (Sherlcok), Sarah Paulson qu'on a pu apercevoir récemment dans l'excellent Mud et Michael K. Wiilliams, l'éternel Omar de The Wire. Autant dire que le jeune réalisateur s'est offert les faveurs d'un casting cinq étoiles pour son troisième film. Et tout ça magnifié par la B.O de Hans Zimmer, le compositeur allemand qui se fait de plus en plus remarqué depuis Inception, dont il reprend d'ailleurs un des thèmes au début de cette bande-annonce avant de laisser la musique intra-diégétique du violon de Solomon embrasser nos esgourdes.
Steve McQueen a donc choisi pour son troisième long métrage de traiter de l'esclavage par le prisme du calvaire qu'a vécu Solomon pendant douze (d'où le titre), on ne peut donc être qu'impatient étant donné l'excellent travail qu'il a fourni sur Hunger et Shame, ses deux précédents films. Hunger nous narrait la longue détention du leader de l'IRA, Bobby Sands. Shame, lui, faisait le portrait d'un cadre d'une entreprise new-yorkaise en proie à des pulsions sexuelles toujours plus répétés. Ces deux films ont bien une chose en commun (outre le fait que Fassbender y tienne les rôles principaux), c'est bien ce naturalisme avec lequel Steve filme ses scènes. Ce qui faisait presque passer Shame pour un film pornographique. Nul doute que le jeune réalisateur saura traiter le thème de l'esclavage dans 12 Years A Slave à la perfection, du moins on l'espère.
Bon, je vais arrêter de faire semblant. J'attends surtout ce film parce-que le mec a quand même eu les couilles de citer dans la bande-annonce un de mes passages préférés de la Bible, citation qui rappelle aussi à quel point c'est un livre humaniste : "That servant who don't obey his Lord [...] shall be beaten with many stripes" Bon, c'est pas la vraie citation mais on s'en fout (ça doit être quelque part dans Luc). Et ouais, ça titille ma petite fibre niggatheist. 
Au final, espérons simplement que ce film saura éduquer toute une génération de jeunes gauchistes ignorants comme a su le faire La Rafle en son temps, parce-que c'était bien sympa Django mais c'était pas larmoyant pour un sou et puis il se fait vieux Kunta Kinté.
Alors pitié allez voir ce film à sa sortie en salle, ça l'aiderait peut-être un peu vu comment il pue l'Oscar à trois kilomètres.
jeudi 11 juillet 2013

The Walking Dead : 400 Days

Fort du succès tonitruant qu'a connu la saison 1 de Walking Dead : The Game, les gars de chez Telltale Games savaient que l'attente des fans allait être longue pour la saison 2, dont la date avait été annoncé pour l'automne 2013. C'est pourquoi dans le but de nous faire un peu patienter, l'éditeur a choisi de sortir le 3 Juillet dernier ce DLC sobrement sous-titré : 400 Days. Cet épisode charnière censé faire la jonction en la première saison et la seconde s'annonçait donc comme le pépite vidéo-ludique de cet été.  Au final, il s'en sort plutôt bien avec néanmoins quelques menus défauts.

Tout commence avec un énième présentation de comment est apparue l'invasion zombie, avant de se concentrer sur une station service qui se révélera être le point centrale de cette histoire puisque c'est ce qui fera le lien entre les différents protagonistes. Qui sont au nombre de cinq, Bonnie, Russel, Wyatt, Sheil et Vince, cinq personnages donc, dont les destins vont s'entrecroiser. Je n'vous en dit pas plus. Mais ce qui est certains c'est que tout porte à croire qu'il s'agît ici des personnages principaux de la saison 2. Exit donc ceux de la première saison. Chacun possède ses caractéristiques et son histoire qui lui est propre.
En ce qui concerne le jeu en lui-même, on peut déjà dire qu'il y'a certaines inégalités en termes de gameplay et de narration pour ce qui est de certains personnages. Un chapitre qui dure en moyenne entre 15 et 20 minutes est égale à un seul personnage. C'est donc très court, et vraiment pas assez pour développer un background potable et faire passer un twist. Ce qui est assez difficile, il faut le dire. Certains personnages s'en sortent bien, et d'autres un peu moins. Même si les longs dialogues qui aidaient à connaitre les différents protagonistes en profondeur dans la saison 1 sont assez absents, il reste toujours ce qui est le cœur du gameplay du jeu de Telltale, ce sont bien évidemment les différents choix auxquels le sera amené à faire tout au long des différentes aventures. Et on peut dire que les gars de chez Telltale maîtrisent bien leur sujet, tant  chaque issue à l'air naturelle et fluide. Cette mécanique permet à l'instar de la saison 1, d'inventer une personnalité à chaque personnage. Ce qui devient extrêmement intéressant, on regrettera cependant que pour certains choix, le joueur n'ai pas toutes les cartes en mains. Comme par exemple choisir un réponse sur le passé d'un personnage dont on ne sait absolument rien, même si on final ça devient une manière intéressante de révéler le background de certains.
Côté défauts encore, il subsiste quelques errances au niveau du contrôle basique de certains persos évoluant complètement dans des niveaux en 3D, à force on finit par s'habituer à cet aspect très rigide. Au final l'inertie des personnages ne dérange pas tant que ça, puisqu'il s’agissait des mêmes défauts dans la première saison et qu'on espère vite s'envoler dès la saison 2.
En ce concerne le rôle de lien entre la première saison et la seconde on peut dire qu'il est quasi-inexistant,  car comme annoncé aucun des personnages de la première saison n'est présent dans ce DLC (sauf un peut-être...) même si on avait été prévenu on ne peut qu'être déçu de choix narratif tant l'histoire de la petite Clémentine était bouleversante et son destin paraissait incertain. Et si on peut bien reprocher quelques choses à ces jeux c'est bien leur parti-pris très série télé dans la narration, puisque chaque chapitre de ce DLC se termine sur un cliffhanger dont on ne connaît pas l'issue (ou presque), ce qui se révèle être assez frustrant. Beaucoup de mystères donc...

En définitive, il faut vraiment prendre ce contenu téléchargeable pour ce qu'il est. C'est-à-dire une grosse introduction à la saison 2 de The Walking Dead : The Game. La profondeur narrative est peut-être absente, mais l'ambiance est là et c'est bien ce qui fait la force de ce DLC. On reconnait ici bien le talent des développeurs de chez Telltale pour nous raconter une histoire sombre et intimiste. Malgré quelques défauts récurrents et une expérience peut-être un peu trop courte, The Walking Dead : 400 Days se révèle être une très bonne entame à ce qui semble être le digne successeur du jeu de l'année précédente. Rendez-vous cet automne donc.

jeudi 23 mai 2013

"Never trust a nigger."

Ah ce nouvel article. Vous l'attendiez tous. Comme un chien attends son maître, comme la Khaleessi attend sa vengeance et comme Christine Boutin attend l'Apocalypse. C'était dur de succéder au précédent tout de même. J'veux dire par-là, comment passer après un tel chef-d'œuvre. Même si certains l'ont autant appréciés qu'un bouquin de Michel Onfray sur la psychanalyse, force est de constater qu'il a au moins eu son petit retentissement "au sein de la communauté" (hihi). Mais bon je suis un garçon intègre, sympa et il paraît même "intelligent". (Ça c'est ce quand une meuf te dit pour te faire comprendre que t'es laid, parce-que "gentil" c'est devenu trop mainstream) Et donc je me devais d'agir en conséquence. Donc aujourd'hui mesdames et messieurs, je vous promets qu'il n'y aura plus de polémique, je le jure sur la Bible du "féminisme geek". Juré, craché. Et j'aimerais aussi que vous ne pensiez pas que ma soudaine productivité ait quelconque avoir avec l'approche à grand pas de la Comic Con', même s'il faut bien que j'obtienne mes accréditations. Je n'suis tout de même pas si hypocrite.
Alors comme toujours, quand je suis pas occupé à me morfondre sur ma misérable existence, je m'évertue à sortir de mon Val fourré natal et me rapprocher un peu plus de la civilisation. En gros, j'vais à paname quoi. Resquillant avec assez d'adresse, il faut l'admettre, le train SNCF m'acheminant vers la Ville Lumière. Train qui par ailleurs file à toute allure me ramènant en à peine 30 minutes à destination, rendez-vous compte c'est presque aussi rapide qu'un 100 mètres réalisé par le Kopp Sportif.
Néanmoins, je décide de parfaire ma culture musicale et cinématographique en pénétrant dans un des lieux les plus miteux de la capitale : Arkham Comics. Un comic shop qui porte assez bien son nom, j'en dis pas plus. En fait, j'y vais surtout parce-que l'un des deux vendeurs qui était présent ce jour-là possédait des goûts musicaux plus en adéquation avec le taux de mélanine présent dans mon épiderme. Qui est assez élevé, pour la moyenne du cinquième arrondissement en tout cas. J'entre donc dans ce véritable temple maudit de la littérature.
En fait on s'en fout de tout ça parce-que j'en lit plus tellement des comics, tout c'que j'veux c'est de pouvoir faire le cinéphile un peu underground sur Twitter pour pouvoir cracher sur des films que j'adore en réalité genre Batman XXX. (Oups, désolé) Mais vous doutez bien que tout cela a un prix, et ouais. On devient pas commerçant en offrant des fleurs. Quelques bédés pour gamins achetés plus tard, j'obtiens enfin ce que je veux...
Au final, j'ai retenu que le film un peu chelou. Quand je dis un peu chelou, ça veut dire un peu chelou pour l'habitant moyen d'une cité du 7-8. En gros, un film un peu plus intellectuel que How High. Genre Transformers 2, tu vois. Ni une ni deux, je rentre chez moi et loue le film sur CanalPlay...
Je vais arrêter le suspens, il s'agît de French Connection de William Friedkin (L'Exorciste, Killer Joe) avec Gene Hackman dans le rôle de l'inspecteur Jimmy "Popeye" Doyle, une prestation qui n'égale malheureusement pas celle de notre bien aimé Jerome Cahuzac même s'il a obtenu l'Oscar du Meilleur Acteur pour celui-ci. Un polar un peu chelou donc, qui reste assez inspiré d'un truc "bien de chez nous" : La Nouvelle Vague.
Si si ! Vous savez ce truc sur lequel tout le monde se touche mais dont personne n'a vu les films, voilà c'est ça. Moi personnellement j'ai pas la science infuse, pour moi la Nouvelle Vague c'est avant tout des films où y'a Jean-Paul Belmando sur l'affiche, ou plutôt sur la fiche Imdb. Ce Nouvel Hollywood donc, c'était un peu une nouvel façon de raconter une histoire, on pouvait filmer la ville et d'autres trucs mais j'me souviens plus trop. Ce film est un peu la métaphore de ce mouvement, puisqu'il a pour sujet un réseau de drogue international s'étendant de Marseille à New York. Peut-on y voir un hommage ?
Alors est-ce que c'est bien ? Oui.
Parce-que Gene Hackman il campe un putain de flic limite ripoux qui hésite pas à tabasser un négro de Brooklyn pour obtenir des infos. Et on s'en rend bien compte avec ce genre de dialogue entre le héros et son acolyte :

- You dumb guinea.
- How the hell was I supposed to know he had a knife?
- Never trust a nigger.
- He could have been white...
- Never trust anyone!


C'est le genre de truc que si j'étais rappeur, je samplerai direct.
Y'a aussi une scène de course-poursuite dantesque avec un Gene Hackman qui tente de rattraper un métro avec une bagnole. Perso, ça m'a vraiment rappelé une mission de GTA IV qui semble se passer exactement dans le même quartier new-yorkais. Ce que j'ai aussi trouvé vachement intéressant c'est vraiment la parti-pris  très réaliste de la réalisation mais surtout du traitement. Le film s'ouvre d'ailleurs sur un magnifique plan large de la cité phocéenne, laissant apprécier une architecture qui casse vraiment avec celle de la grosse pomme. D'ailleurs toute la première partie du film joue sur ce contraste en la côte d'azur et la côte est américaine. On se croirait limite dans The Wire, d'ailleurs notre héros est avant tout là pour essayer d'entraver un trafic de drogue international qui a réellement existé, tout comme dans le série de David Simon il aura recourt à des écoutes téléphoniques pour tenter de coincer les trafiquants. Autre similitude avec The Wire, les vrais inspecteurs ayants enquêtés sur ce trafic jouent les supérieurs hiérarchiques de Popeye dans le film car au cas où vous ne seriez pas au courant dans The Wire certains acteurs étaient de vrais repris de justice. Pour la comparaison une série tv j'aurais pu parler de The Shield mais bon, j'ai vu ça y'a longtemps.
La fin est génial, assez floue et pas totalement claire. J'aime beaucoup. Apparemment y'a eu une suite, mais il paraît que c'est d'la merde alors je le regarderais pas avant longtemps. Voilà, c'est fini. Ce fut difficile mais j'y suis arrivé. Salut.
dimanche 21 avril 2013
(Nul besoin de préciser que si vous voulez parfaitement comprendre cet article vous devriez bien évidemment d'abord lire celui de Mar_Lard qui se trouve ici, vous devriez aussi regarder ses différentes interventions notamment dans l'émission d'Arrêt sur Images qui se trouve ici ou ici. Celle sur Ecrans.fr, ici. Et aussi le dernier numéro du podcast Late Late Boudoir Gambetta qui se trouve ici. Néanmoins je ferai au mieux pour que vous puissiez comprendre dans l'absolu de quoi je parle même si vous ne vous êtes pas tapé ces cinq heures d'émissions. J'aimerais aussi vous prévenir que je ne vais m'attarder que très brièvement sur l'article de l'auteur ce qui m'intéresse ici surtout c'est son discours et sa pensée, si vous voulez une critique qui balaye de manière exhaustive son article vous en trouverez une magnifique ici

[EDIT] J'ai décidé de rajouter un exemple intéressant en début de post sur la différence entre les écoles de sciences sociales américaines et françaises. Dans les commentaires j'ai répondu à des questions sur le titre de mon blog mais aussi sur la comparaison entre le culture geek et le mouvement hip-hop, mais aussi le racisme dans le "milieu geek", donc essayez de lire c'est hyper intéressant. J'ai aussi essayé de rajouter un peu plus de liens hypertextes et de corriger les fautes. Il y a aussi une nouvelle citation ajoutée à la conclusion. Merci de votre compréhension.

   Dans un premier temps, à la découverte de cet article sur le "sexisme dans la communauté geek", je m'étais dit, pour rigoler, que j'allais écrire un article sur le racisme dans ce même milieu. Et puis en fait non. Ensuite l'idée de rédiger un article sur le sexisme dans le milieu hip-hop m'est aussi passée par la tête. Et puis non plus. Parce-que l'humour, voyez-vous, c'est à double tranchant. Des gens risqueraient de le prendre au premier degré. Alors je me suis demandé qu'est-ce que je pouvais faire; parce-que ça va bien cinq minutes mes pitreries de banlieusard sur Twitter mais c'est un réseau social, en gros, tout le monde s'en fout. J'ai jamais vraiment fait de commentaire à charge contre quelqu'un, j'ai toujours préféré le combat des idées (victime!). Alors en pensant à la rédaction de ce post je me suis dis que j'allais m'y tenir et puis en fait non parce-que la personne de l'auteur me fait quand même grave flipper. (j'suis trop un bonhomme!) Bon nombre de personnes (les cons) qui n'étaient pas forcément d'accord avec l'article de Mar_Lard l'ont fustigés de remarques les plus imbéciles les unes que les autres. Or moi, je ne suis pas de ces gens-là. Je ne fais même pas partie de la communauté "geek" d'ailleurs, qui est à mon sens une hérésie. (Le titre du blog est juste là pour attirer les visiteurs lol). J'ai mon avis qui semble être partagé par certains autres internautes. Ces mêmes personnes sont traitées par Mar_lard de "paternalistes" et qualifie leurs arguments de "conneries", sous prétexte qu'ils voudraient apprendre le sexisme à un individu de sexe féminin. Une aberration nous dit-on, car c'est bien connu que seules les femmes peuvent parler de sexisme, comme seuls les noirs peuvent parler de racisme et comme seuls les homosexuels peuvent parler d'homophobie. 

   Je trouve personnellement que c'est là l'un de ces principaux problèmes de son discours car l'auteur continue de distinguer les individus par communautés, comme revient très souvent son stéréotype du "jeune homme blanc cis-hétéro de classe aisée" (ce que je ne suis pas héhé!). A ce sujet, ce qui est intéressant justement c'est lorsqu'on lit bien son article et aussi lorsqu'on écoute ce qu'elle dit dans ses interventions, il apparaît que le "féminisme geek" dont elle se prétend lui soit inspirée par le même qui existe aux Etats-Unis. Cependant, on ne peut appliquer une vision très américaine dans sa conception à la société française pour la simple et bonne raison que nos écoles de sciences sociales et nos sociétés sont extrêmement différentes. Aux Etats-Unis ça ne dérange personne de ficher le nombre exacte d'individus d'origine ouest-africaine qui résident dans le pays, la vision communautaire y est donc très présente d'autant plus que contrairement à nous ils utilisent le mot "race". En France on ne peut pas faire ça car comme c'est écrit dans l'article I de la Constitution que : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.". Cela veut dire qu'elle est aveugle devant tout signe distinctif, tout ce qu'elle voit ce sont des citoyens français, il ne doit donc pas exister de communautarisme. Et cela casse vraiment une vision sociale anglo-saxone de la chose. Là où pour coller un PV à un automobiliste, aux USA, on doit préciser sa couleur de peau par exemple. On ne peut donc appliquer une "analyse sociologique" anglo-saxone à la société française. C'est un non-sens. On le voit d'ailleurs dans son article avec une utilisation quasi-systématique de mots empruntés à la langue de Shakespeare à l'image du "mansplaining" par exemple, comme l'explique bien @Zestryon sur Twitter. Encore une fois on ne peut calquer une vision de la société sur une autre, surtout qu'elle le dit dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta, qu'il ne faut pas faire d'amalgames entre les différentes formes de féminismes qui existent à travers le monde. Elle fait donc est exactement ce qu'elle dénonce.
     
     Il est d'ailleurs intéressant d'observer l'hypocrisie dont fait preuve l'auteur lorsqu'elle s'adresse à tel ou tel audience et comment cela ne la dérange pas du tout. Surtout qu'il s'agit ici de la diabolisation classique du genre : "ouais j'aimais bien Martin Luther King mais putain Malcom X c'était vraiment qu'un gros fasciste". Si on suit le raisonnement de l'auteur, des personnes de droite n'auraient donc pas le droit de critiquer le mouvement FEMEN mais des féministes de gauches en auraient quant à elle le droit, (encore une fois) et de qualifier leurs idées de "conneries". En revanche elle voudrait aussi nous faire croire, dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta présenté par Chloé et Alvin, qu'elle pense que le sexe (et donc par extension la couleur, etc...) n'aurait pas d'importance sur nos goût et nos envies puisque nous serions tous des joueurs parfaitement identiques complètement déconnectées de toute distinction. Or, elle va faire plusieurs fois référence dans son article à son stéréotype de "l'homme blanc...", notamment lorsqu'elle va répondre à certains messages sur Twitter. 
  
    A ce sujet, j'ai d'ailleurs émis l'idée que son article présentait plusieurs paradoxes, et aussi un manque d'objectivité inquiétant. Elle m'a d'abord dit (comme elle le dit sur Ecrans.fr) que puisque l'article était un post sur un blog il ne requérait pas d'objectivité, puis a fait référence au fait que je sois homme et que donc je ne pouvais en parler. L'auteur m'a répondu d'un ton sarcastique (et oui l'humour encore et toujours) m'a attribué les mêmes adjectifs et substantifs qu'aux "autres mâles venu lui apprendre comment penser et dénoncer le sexisme." Elle m'a donc bloqué sur Twitter à la suite de cet ultime message que je trouve assez respectueux (jugez par vous même). Oui. Je suis un indésirable que voulez-vous. Je ne suis cependant pas d'accord avec l'idée selon laquelle un article de ce type ne requérait pas d'objectivité car lorsqu'on écrit un article qui possède une vocation universelle comme celui-ci on se doit d'être objectif. Surtout quand ce même article met en avant des données sociologiques et présentées avec un ton pseudo-scientifique. Cet article n'est pas juste un rat-le-bol (surtout qu'il lui a fallu 6 mois pour l'écrire...), car il essaie d'intellectualiser une pensée, un discours, en nous disant que ÇA c'est la vérité. 

   Et c'est là où l'on en vient au dogmatisme et à ce qui ressemble beaucoup à de l’extrémisme religieux. (Oui oui, t'as bien lu mon coco). Cet endroit proche des ténèbres où l'esprit critique est bafoué, où les opposants sont caricaturés, car c'est bien ça le soucis. Tout le monde peut raconter toutes les conneries qu'il veut du moment qu'on peut discuter (débattre) y'a pas de problèmes. Et ben, non. Il semblerait que ça n'existe pas chez cet auteur ni même chez une partie de ceux qui sont d'accords avec elle a priori. On est dans un premier temps caricaturé (comme un sexiste paternaliste ou comme un sexiste con, à vous de voir) et par la suite ignoré. Bah c'est bien connu, le volonté de non-débat contribue à la crédibilité de son propre discours. Moi j'appelle ça la branlette de l'auto-satisfaction, vous appelez ça comme vous voulez. Elle a d'ailleurs été invité par le rédacteur en chef du site Gameblog.fr, RaHaN, qui lui a proposé de venir enregistrer un podcast qui avait pour sujet (ça tombe bien) le sexisme dans le jeu vidéo. Invitation qu'elle a refusée sous prétexte que Gameblog publiait assez régulièrement du contenu assez sexiste (ce qui est assez vrai) mais étrangement je trouve que c'est une occasion manquée de faire entendre sa voix de "spécialiste" sur le sujet. Parce-que bon refuser un débat sous prétexte que la moitié des personnes avec qui tu vas parler son pas d'accord avec toi et que t'as peur d'eux je trouve pas ça très logique et intelligent. Après on peut dire ce qu'on veut de Gameblog mais c'était tout de même une main tendue. 

   Continuons sur l'analogie avec l’extrémisme religieux, il y a une phrase de l'auteur dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta où elle dénoncent un peu les "paternalistes" en disant ceci : "Les gens qui parlent de féminisme n'ont généralement pas rencontrés le féminisme." Sous-entendu, "tu peux pas comprendre si t'en ai pas". Je suis désolé mais pour moi ça me fait un peu penser à une organisation sectaire ce genre de phrase, je dis pas que c'est le cas, je dis juste que la représentation du féminisme par l'auteur est assez flippante, et moi ça me rappelle ce genre de phrase : "Les athées qui parlent de religion n'ont généralement pas compris la parole de Dieu." On retrouve donc ce même procédé qui vise à dé-crédibilisé son interlocuteur en lui faisant croire qu'il n'a rien compris et qu'il n'est ou ne peut être touché par un discours quel qu'il soit, de part sa nature (ne serait-ce pas sexiste ?). Ce commentaire illustre très bien cet état de fait

   Une des phrases qui m'a aussi beaucoup alertée : "J'ai ouvert les yeux !" (sous-entendu grâce au féminisme) ou encore des témoignages de personnes qui lui disent que grâce à son article ils se sont rendus compte de la manière dont ils se comportaient en présence de femmes pendant leurs parties en lignes où de la manière dont se comportaient leurs amis. C'est encore et toujours l'allégorie de la "taverne" par Platon (téma la double référence wesh) qui a d'ailleurs été réutilisée par tout les monothéismes pour nous faire croire que c'était eux LA VÉRITÉ. Au final c'est très chrétien tout ça, parce-que dans toutes les émissions dans lesquelles elle était invitée où elle faisait référence aux personnes qui sont totalement d'accord avec son article, qui auraient donc "ouverts les yeux". C'est pourquoi que je trouve aberrant et consternant que des personnes aient besoin de lire un article sur le net pour découvrir qu'on a toujours plus ou moins toujours vécu dans une société phallocrate (genre c'est un scoop ? azy cimer). Et c'est là où ça m'attriste, c'est que les gens s'en réjouissent. Du genre "merci grâce à toi je pige mieux le monde youhou je suis libre !" Où est la réflexion personnelle là-dedans ? Où est l'esprit critique ? C'est peut-être un peu hors-sujet mais comme le dit M. Piouf dans le podcast numéro 35 de Bazingcast, les individus contemporains (nous quoi) ne seraient pas forcément plus intelligents que leurs ancêtres car ils apprendraient seulement à exploiter des bases de données là où leurs prédécesseurs devaient réfléchir tout le temps aux différents aspects naturels du monde qui les entourait. Puis de toute façon croire c'est plus facile que penser, hein. 
L'humanité est-elle donc vouée à suivre des prophètes qui lui dicteraient ce qui est vrai ou non sans rechigner (j'avoue je pars dans un de ces délires là...) ?
   En fait, non. (Avoue tu l'as cru :D) Parce-qu'il y a des émissions comme Arrêt Sur Images qui sont là pour questionner ce genre discours. Pour ce qui connaissent pas c'est une émission présenté par l'excellent Daniel Schneidermann (Dany Dan pour les intimes) qui décrypte les médias en gros. Voilà. Et c'est plutôt pas mal. Donc comme je disais ASI est là pour questionner ce genre de discours comme par exemple au moment l'auteur va citer une Une de Canard PC consacré au jeu Tomb Raider paru il y'a de ça quelques années, dans lequel le magazine parlait de Lara comme d'une "jouvencelle" ce qui semblait beaucoup déranger notre auteur alors que tout le monde (ou presque) sur le plateau s'accordait à dire que ce n'était pas inapproprié. Elle se rebiffe donc et se rabat sur une autre expression beaucoup plus olé olé selon ses critères. C'est donc ça toute l'expertise et l'analyse de la "spécialiste française du féminisme geek" comme se plait à l'appeler Erwan Cario l'animateur du podcast Ecrans.fr, hein ? Bah je sais pas vous mais moi je trouve ça bien triste. Surtout venant la part de personnes et de journalistes que je respecte. En l'occurrence, je trouve que dans le podcast Ecrans.fr notre auteur a bénéficié d'une complaisance sans bornes. 
   Parlons aussi de l'exemple de Beyond Good & Evil et Mirror's Edge, l'auteur veut nous faire croire que ces jeux n'ont pas marché parce-que spécifiquement les personnages principaux étaient des personnages féminins. ("It's because i'm black right ?") A aucun moment elle ne se dit que peut-être c'est aussi parce-que ces jeux possédaient des gameplays novateurs et très originaux et ce sont peut-être les raisons pour lesquelles ils n'ont pas très bien marché. Et que c'était aussi difficile à marqueter. Prenons par exemple Dead Space, qui est un survival-horor parue en 2008, la même année que Mirror's Edge donc, qui proposait lui aussi des mécaniques de gameplay novatrices pour son genre. Et étrangement le héros est un homme mais le jeu n'a pas marché non plus, selon EA. La question que je me pose alors l'air idiot (je fais semblant hihi) : Est-ce que les raisons pour lesquelles Mirror's Edge et Beyond Good & Evil ne se sont pas très bien vendus sont nécessairement celles pour lesquelles l'auteur aimeraient vous faire croire ? (Je vous laisse seul juge, après tout t'es grand c'est pas à moi de "t'ouvrir les yeux" wesh). 

   A présent, venons-en au "geek snobinard". Vous vous demandez surement ce que c'est. En gros c'est le mec qui aime montrer aux autres qu'il est plus pointu que toi sur l'univers que t'aimes. Un connard, en somme. Même si on l'est tous plus moins. L'auteur en donne d'ailleurs un très bonne exemple (c'est rare) en dénonçant ce genre de phrase : "Quoi vous regardez Games Of Thrones ?! Oh les noobs, moi j'ai déjà lu 36 fois le tome 12 lol !" Et selon elle, elle trouve que cela est très souvent reprit comme argument pour défendre ce qu'elle désigne comme le mythe de la "Fake Geek Girl". En gros la meuf qui serait pas là par amour de la culture mais juste pour la recherche de nouvelles proies masculines. Parce-que c'est bien connu qu'une femme c'est pas assez intelligent pour séduire des mecs (de différente manière que ce soit)... Mais au final le "geek snobinard" il est pas sexiste, il est surtout très con. Il va faire ça à n'importe qui "ose" s'intéresser à ce qu'il aime. N'empêche ce qui est intéressant c'est d'observer l'effet inverse, lorsqu'à la place de la culture geek on met le féminisme. Quand moi ou un autre essaie de parler du fond du problème l'auteur va répondre qu'elle n'a pas de conseils à recevoir d'hommes qui, selon elle, ne se seraient pas assez intéressés au féminisme ni au sexisme auparavant pour pouvoir avoir le droit d'en parler. Ça vous rappelle rien ? Moi je vais appeler ça le "Fake Anti-Sexist Boy" ou le "Fake Feminist Boy" qui serait opposé à la "féministe snobinarde". ("Ah ces paternalistes qui veulent tout nous apprendre, à nous qui sommes les vrais...") 
Revenons-en à l'analogie avec le christianisme (décidément...) qui concerne cette fois une citation de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, récompensé d'un Prix Nobel de la Paix pour sa lutte contre l'apartheid. Il dit ceci : « Si vous êtes neutre en situations d’injustice, vous avez choisi le camp de l’oppresseur. » Je n'ai nul besoin de préciser à quel point cet citation est prise hors-contexte et vouloir l'assimiler au sexisme geek est d'une idiotie aberrante. En gros si on suit la réflexion de l'auteur, le "sexisme geek" serait une oppression totalement similaire à l'apartheid... Il d'ailleurs assez drôle de voir que son article elle dénonce exactement (encore une fois) ce qu'elle-même fait comme on peut le voir ici. C'est à dire assimiler une forme d'oppression à une autre alors qu'au final ce sont des problèmes très différents. Cette citation me rappelle aussi un certain Jésus de Nazareth, fils de Dieu, qui dans Matthieu 12.30a dit : "Qui n'est pas avec moi est contre moi." Pour ceux qui n'ont pas assez bosser leur cours de catéchismes étant plus jeunes et qui seraient susceptibles de ne pas comprendre la portée de ces propos, ces paroles ont été aussi prononcées par le plus célèbre des seigneurs Siths j'ai bien sûr nommé : Dark Vador, au moment de se faire découpé au sabre laser par Obi-Wan Kenobi sur la planète volcanique Mustafaar dans l'excellent épisode III. On retrouve aussi cette phrase chez d'autres grands humanistes tel que George W. Bush. Cette haine de la neutralité voyez-vous, je ne la comprends que partiellement parce-que justement être neutre est une liberté (plus ou moins fondamentale) et pas forcément dans une situation de conflit direct mais aussi dans un débat d'idées. Pour le coup, moi, je suis pas neutre, je conchie complètement toute forme de misogynie, néanmoins c'est pas parce-qu'un type va rien dire pendant une partie en ligne et qu'il y'a une nana qui va être sommée par un autre con de retourner faire la vaisselle que c'est forcément un connard (le timide qui va fermer sa gueule). 

   Continuons donc sur l'analogie avec le christianisme car oui c'est bien le christianisme dont il est question car après l'Ancien-Testament y'a le Nouveau-Testament. Après les coups de fouet, il y a le pardon. Et bien c'est exactement la même chose dans l'article de Mar_Lard, après avoir accablé sur des tonnes de paragraphes l'individu blanc de sexe masculin et d'orientation hétérosexuel, elle laisse néanmoins un accès le rédemption. ("Avoue tes péchés et tu sera pardonné car Dieu est miséricordieux") En gros réfléchis pas trop par toi-même mais soutien tout ce que je dis tant mes exemples sont flagrants et atroces parce-qu'il ne s'agit bien sûr pas de cas isolés, et ensuite tu sera pardonné... CAR NOTRE COMMUNAUTÉ EST MALADE. C'est vrai que cette idée selon laquelle il y aurait une maladie et que sa solution (son article) serait la cure est quand même assez flippante. 
   Déjà parce-qu'elle commence toujours en énonçant le paradigme selon lequel le jeu vidéo et (le milieu geek en général) serait un loisir adolescent et qu'il devrait grandir. Parce-que bien sûr un adolescent est un pervers sexuel qui se masturbe sur internet, etc... Et ce serait donc mal de rester bloqué dans ce carcan là car oui, si vous êtes adultes et que vous appréciez les personnages sexualisés dans vos univers préférés, vous avez un problème, vous êtes malade. (Bon on va un peu parler du fond de manière succincte parce-que d'autres l'ont fait avant moi et puis bon moi je m'attarde surtout la pensée de l'auteur). Prenons par exemple, les covers de comics (mais aussi des pages intérieurs) avec des personnages féminins mais aussi masculins hyper sexualisés que l'on trouve dans son article. Donc en gros c'est pas bien d'être attirant il faudrait nécessairement cacher tout ça. (Genre le couvent wesh) C'est un péché. Je dis pas que certaines fois le fait que certains personnages ne soit là que pour ça m'agace un peu, mais tomber dans l'extrême je dis non. Parce-qu'on a l'impression que je chez l'auteur il n'existe pas de frontière entre fiction et réalité (surtout en ce qui concerne le sexisme en fait) et qu'on aurait pas le droit de rêver parce-que c'est bien connu, l'art n'est là que pour représenter la réalité. Écartons toute notion de fantasme car c'est le mal. Soyons naturalistes, je vous dis. Des mecs comme Adam Warrenn sont des démons dans ce cas et leurs ouvrages de véritables versets sataniques. Et même lorsqu'il s'agît d'une scène de rapport sexuel complètement anodine entre deux personnages consentants l'auteur trouve le moyen d'y trouver quelque chose à redire. En disant que c'est "gratuit". Nan mais il faut quoi au bout d'un moment pour justifier que deux adultes responsables ait droit de b**** ? Une grosse pancarte "Hey mais elle d'accord la gonzesse t'inquiète !" Surtout dans le cas de la relation qui existe entre Batman et Catwoman. Où est le sexisme là-dedans, sérieusement. Bon je vais m'arrêter là pour les comics. Je vais passer sur l'exemple où elle dit que le Parti Pirate serait "le parti des geeks"...

   Et aussi sur les différents propos qu'elle a pu recevoir elle ou une autre lors d'une partie en ligne. Internet est vecteur de ce genre de chose, n'importe qu'elle débile se sent plus courageux devant son PC, alors il pourra balancer autant d'insultes qu'il voudra puisque l'anonymat le protège et apparemment elle-même est assez coutumier du fait. Ça n'a rien avoir avec le sexisme. Nul de besoin de préciser que tout les exemples liés au marketing et non aux univers eux-mêmes sont eux aussi irrecevables étant donné que le marketing est le même partout dans toutes les industries, et oui c'est peut-être une découverte pour certains mais le sexe fait vendre et aussi dans l'industrie du jeu vidéo.
Au final dans son article l'un des seules exemples vraiment intéressant est celui sur Miranda et donc sur la communauté du jeu de baston. Là y'a pas grand chose à dire, on a d'ailleurs l'enregistrement vidéo du premier jour de tournoi. Seulement, cela n'est représentatif d'absolument rien, il s'agît juste d'un incident isolé. Là ou l'exemple devient vraiment intéressent c'est lorsqu'Aris prend la parole pour dire que le harcèlement sexuel fait partie de la communauté. Même s'il le dit ça ne veut pas dire que c'est exactement le cas, ici on a juste à faire à un détraqué qui semble avoir un gros problème avec la gente féminine et une vision assez étrange de sa communauté parce-que si dans un cabinet d'architecture le chef de projet est un connard misogyne qui fait du harcèlement sexuel à l'une de ses employés je pense pas qu'il faille blâmer le syndicats des architectes, si tenté qu'il existe (ces connards se font tellement de thunes de toute façon lol). Mais bon là encore la principale intéressée aurait pu porter plainte. Et cela ne prouve pas que les geeks sont sexistes je suis désolé. Dans n'importe qu'elle autre compétition sportive mixte il aurait pu se passer exactement la même chose, le fait que les types jouent à Street Fighter n'y change absolument rien.  

   Alors là vous vous dîtes : "Mais t'es d'accord avec elle sur le fond mais pas sur la forme en fait c'est ça ? " En fait non, parce-que déjà il n'existe pas à mon sens de communauté geek; qui semblerait selon elle regrouper les fans de jeux vidéo, de cinéma, de comics, d'informatique etc... Donc sous prétexte qu'une personne est attirée par un de ses univers le fait automatiquement rentrer dans la "communauté". C'est complètement idiot et très discriminant de rentrer les gens dans des cases, parce-que ça voudrait dire les millions de personnes qui seraient allées voir Avengers (sous prétexte que ce serait une adaptation de comics) seraient "geeks". De même pour les millions de personnes qui achètent Call Of Duty et Fifa chaque année. A mon humble avis on ne peut mettre dans le même sac des millions de personnes sans avancer des caractéristiques propres sur des questions aussi graves comme le sexisme et sur le simple fait qu'ils partagent les mêmes loisirs. Je me demande vraiment comment on peut une seule seconde établir un socio-groupe seulement sur le simple fait que des personnes apprécient et aiment les mêmes choses (et encore). Pour moi c'est donc un non-sens de parler de "communauté geek sexiste". Surtout que le jeu vidéo s'est nourri des récits d'aventure du Moyen-Âge et des mythes de l'Antiquité (tout comme les comics) pour se forger sa propre identité, donc dire que Zelda ou Mario c'est sexiste ça n'a pas vraiment de sens au final parce-que le récit de la princesse qu'il faut sauver n'a pas été créée au milieu des années 80 c'est beaucoup plus antérieur.
Le jeux vidéo et les comics entre autres sont des enfants illégitimes de milliers d'années de contes et légendes. Il y a sens historique et ancestrale à cela.
  Ce n'est donc pas "la communauté geek" qui est sexiste mais le monde dans lequel on vit depuis des milliers d'années comme essaie tant bien que mal de l'expliquer Arnaud Chaudron (aka Caféine) lors de son intervention dans l'émission d'ASI . Les "geeks" sont comme tout le monde, leurs loisirs ne font pas d'eux des êtres à part. 
   Donc comme je l'ai dis à Mar_Lard sur Twttier, avant ou après qu'elle ait fait référence au fait que je sois un homme (et que donc je ne peux pas comprendre), je n'ai absolument pas attendu son article pour me rendre compte que l'on vivait dans une société phallocrate. Je ne suis pas si naïf (en tout cas pas comme certains de ses lecteurs). Et je rappelle aussi que le sexisme ça marche aussi dans les deux sens (si c'est bien d'égalité dont on parle) comme le rappelle très bien cette vidéo :  
(je sais pas vous mais le premier exemple avec l'émission me rappelle étrangement l'exemple avec Miranda et la communauté du jeu baston, la réaction de l'audience, etc...) 
Cette vidéo n'est pas là pour vous faire croire que l'homme est autant oppressé que la femme, ce que je veux démontrer c'est qu'à situation similaire ce n'est pas le fait qu'on soit un homme où une femme qui change quelque chose ni même que ce soit dans une émission TV avec un public ou que ce soit une compétition "geek" diffusé et commenté en live sur internet. Le sexisme est le même partout. Comme pour Miranda, il n'y a qu'une seul personne qui a émis l'idée que c'était peut-être un peu sexiste et qui s'est fait remettre en place très rapidement. Et c'est pas pour autant que je vais faire un article sur le sexisme anti-homme qui existe dans ce genre d'émission, parce-qu'on ne peut tout simplement penser le sexisme qu'à l'échelle de la société. Ce n'est pas juste un problème de "geek", ce serai nombriliste et idiot de penser de la sorte. C'est sociétal pas communautaire. 
  
   Venons-en à l'humour à présent, j'aimerais rappeler à l'auteur qui dit partout que "l'humour une défense pour les sexistes (par extension racistes, et homophobes) pour déverser leur haine sur les femmes". Donc en gros c'est pas bien de faire ce genre de blagues parce-qu'on serait donc du "côté des puissants". J'suis désolé mais si je dois pleurnicher ou m'énerver à chaque fois que je me ramasse une blague raciste, bah je passerai pour un gros parano. C'est sûr que certaines vannes peuvent paraître limite et donc pas drôles. Mais je suis désolé c'est le principe même de l'humour parfois ça marche parfois ça marche pas. C'est vrai qu'il y a des cons qui utilisent l'utilisent pour faire passer leur opinions, etc... Mais c'est pas une raison pour taxer toute personne qui fait une blague sexiste de sexiste, justement. Et c'est pareil pour le racisme et l'homophobie. Donc je pense qu'on peut rire de tout et aussi du féminisme (mais apparemment pas avec tout le monde). Et comme le dirait Patrice Leconte "surtout à condition d'avoir bon fond".

   Comme dit plus tôt je ne suis pas d'accord avec l'auteur et sa manière de soutenir son discours. Et que même si au final on est plus ou moins, avec de gros guillemets, "du même côté" ça me dérange beaucoup qu'une personne qui semble défendre les mêmes valeurs que moi (liberté, égalité et toutes ces conneries) desserve à ce point un propos qui parait noble au départ : la dénonciation des inégalités. Par des moyens les plus idiots  qui soient (sexisme, refus du débat, aucune définitions des termes). Bon je vais pas revenir là-dessus. (J'pourrais écrire un bouquin sa mère!) Et donc au final elle donne du pain béni à ses détracteurs qui sont eux, sexistes et misogynes. (Genre un Eric Zemmour tavu) 
Et c'est quand même assez flippant qu'un type comme moi (qui a quand même eu son bac au rattrapage, bon ok j'ai eu 16 en philo mais quand même!) puisse démonter très simplement un article écrit en 6 mois par une étudiante en master de SciencesPo Paris. Et que des personnes instruites tel que des journalistes (plus ou moins reconnus) n'y trouvent absolument rien à redire. 
   Bon je vais m'arrêter là sinon je sens que vous allez encore plus me détester.
Je vais m'en aller sur une citation d'un de nos plus grands poètes contemporain anglo-saxon (surtout afro-américain en fait), le regretté Tupac Shakur : "Thug Life baby ! Don't believe everything you  read, alizay & weed !" Ou si vous préférez un discours plus 80s : "Don't believe the hype !" par Public Enemy. 


Conseils de lecture : 

.Sexisme chez les geeks : pourquoi le dossier de Mar_Lard est malade et comment y remédier 

.Mar_Lard, tu devrais peut-être juste changer d’amis, non ?
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